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11.07.2006
Le Bal des Pompiers
Raoul qui n’avait jamais quitté Sallebœuf-les-ponts commençait à trouver l’exotisme un tout petit peu pénible. Ses vacances étaient un enfer et la rencontre avec la belle finissait par sentir le roussi. Dans quelle galère s’était-il fourré ?
Ne sachant trop que faire de ses 10 doigts sinon en utiliser 5 pour réprimer ses bâillements, il regardait sans réagir la maisonnée s’enflammer, la famille s’affoler et les voisins se débiner.
De 2 choses l’une, soit il se jetait à l’eau, soit il allait faire un tour. La première solution, fort héroïque, lui paraissait peu de son ressort et la deuxième lui donnerait mauvaise cote. Que faire ?
Il remonta son caleçon, tira sur le ticheurte qu’il avait pris le temps d’enfiler et pied nus dans les flaques laissées par les seaux d’eau, il se glissa dans le groupe des hommes déjà à l’assaut en tête de peloton.
L’intérieur de la maison semblait complètement investi par les flammes qui léchaient amoureusement les façades. Satisfait de lui-même, comme souvent, il admirait son jeu d’épaules activé par le passage des seaux d’un bras à l’autre. Ses acromions ondulaient, ses biceps roulaient, il se sentait beau, fort et royal.
L’arrivée des pompiers dans un crissement de pneus eut pour effet immédiat de couper court à l’exercice et Raoul, dépossédé, se retrouva au milieu des femmes et des enfants, observant avec effroi et admiration le travail des hommes du feu.
Puis il s’aperçut qu’à sa droite se tenaient la fille du bateau à laquelle il avait sacrifié son sac à dos et à sa gauche Maria, toutes deux absorbées par le spectacle.
Ne sachant trop que faire de ses 10 doigts sinon en utiliser 5 pour réprimer ses bâillements, il regardait sans réagir la maisonnée s’enflammer, la famille s’affoler et les voisins se débiner.
De 2 choses l’une, soit il se jetait à l’eau, soit il allait faire un tour. La première solution, fort héroïque, lui paraissait peu de son ressort et la deuxième lui donnerait mauvaise cote. Que faire ?
Il remonta son caleçon, tira sur le ticheurte qu’il avait pris le temps d’enfiler et pied nus dans les flaques laissées par les seaux d’eau, il se glissa dans le groupe des hommes déjà à l’assaut en tête de peloton.
L’intérieur de la maison semblait complètement investi par les flammes qui léchaient amoureusement les façades. Satisfait de lui-même, comme souvent, il admirait son jeu d’épaules activé par le passage des seaux d’un bras à l’autre. Ses acromions ondulaient, ses biceps roulaient, il se sentait beau, fort et royal.
L’arrivée des pompiers dans un crissement de pneus eut pour effet immédiat de couper court à l’exercice et Raoul, dépossédé, se retrouva au milieu des femmes et des enfants, observant avec effroi et admiration le travail des hommes du feu.
Puis il s’aperçut qu’à sa droite se tenaient la fille du bateau à laquelle il avait sacrifié son sac à dos et à sa gauche Maria, toutes deux absorbées par le spectacle.
06:50 Publié dans NotaV. | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



Commentaires
Le destin a conduit Raoul chez la mère de Maria par ailleurs sœur de Mélina, toutes Ephkaristopoli !!! Diiingue.
Ben moi, ça m’étonne qu’à moitié tellement la vie est pleine de rebondissements. Tiens par exemple, Viola pensait Sébastien noyé, Valère et Mariane ne savaient pas qu’ils étaient frère et sœur. La famille, c’est d’un compliqué ! Haha, pauvre Raoul, déjà quatre fois assommé, fallait pas croire que ce serait sans danger.
Encore.
Ecrit par : V. | 17.07.2006
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